dimanche 10 mars 2013

Le blason du pape Benoit XVI, coopérateur de la vérité.


Vers le milieu de cette onzième semaine de l'an de grâce 2013, nous aurons sans doute un nouveau pape. Blanc, noir ou jaune, ce pape choisira un blason. Je pensais que la tradition s'en était perdue au fil des âges mais j'ai découvert, par hasard, que les successeurs de Saint Pierre sacrifient encore à la coutume.

Ainsi Benoit XVI avait adopté des armoiries décrites ainsi:
"De gueules, chapé d'or, à la coquille du même; la chape dextre à la tête de maure au naturel, à la couronne et au collier de gueules; la chape senestre à l'ours au naturel, lampassé et chargé d'un bât de gueules croisé de sable."

La poésie de la sémantique héraldique me frappe toujours. Je le dis sans ironie, ce langage est très plaisant.
Depuis peu, je me surprends à essayer de décrire tous les blasons que je rencontre dans les livres d'histoire. C'est une science plaisante mais relativement difficile. Il y a tout un vocabulaire à acquérir, un formalisme rigoureux tant pour décrire les meubles, leur disposition, les couleurs...

Les connaisseurs souriront devant l'enthousiasme du néophyte. Mais, l'avantage de mon état est justement cet enthousiasme!

Ainsi sur les armoiries qui nous occupent ce jour:
  - de gueules veut dire rouge.
  - chapé illustre cepartage de l'écu par une forme faisant penser à une cape posée sur des épaules.
  - d'or veut dire jaune.
  - à la coquile du même indique que la coquille Saint Jacques est jaune.
  - la chape dextre est donc à droite de l'écu (à droite de celui qui le porterait...).
  - la tête de maure au naturel explique cette couleur "marron" qui n'existe pas en héraldique.
  - à la couronne et au collier de gueules indique que ces accessoires sont rouges.
  - la chape senestre est donc à gauche...
  - l'ours au naturel est également marron, couleur non répertoriée en héraldique.
  - lampassé de gueules indique que la langue est rouge.
  - le bât est également rouge.
  - croisé de sable. Le bât porte une croix noire.

Pour un spécialiste toutes ces "explications" sont évidentes. Certes, mais avant hier je n'aurais pas été capable d'y comprendre quoi que ce soit.

A noter que les trois symboles (coquille, ours, tête de maure) sont des symboles de la Bavière et de l'archidiocèse de Munich et figuraient déjà dans le blason épiscopal de Joseph Ratzinger lorsqu'il était archevêque de Munich. (Wikipedia)

Il reste à décrire tout l'environnement du blason.

Pour la première fois, la mitre remplace la tiare sur le blason pontifical. Cependant, les trois bandes horizontales sur cette mitre rappellent les trois couronnes de la tiare pontificale. (Wikipedia).
A noter que, dès 2010, la tiare réapparait sur les blasons nouvellement tissés.

Benoit XVI a réintroduit le symbole du "pallium", sorte d'ornement liturgique réservé aux papes , aux prélats et aux archevêques métropolitains. C'est ce que vous apercevez en dessous du blason, d'argent (Blanc) à trois croix de gueules. L'extrémité pendante est de sable (Noire). On dit de ce pallium qu'il est "issant du bas de l'écu".
Les clés ne vous surprendront pas. Elles sont croisées derrière le blason et apparaissent donc au dessus et sur les côtés. Traditionnellement, elles sont attachées ensemble par un cordon de gueules. (NDLR: Bien que de couleurs différentes elles doivent ouvrir la même porte, non?)

La devise du pape n'apparaît pas non plus sur ce blason. Elle disait de Benoit XVI que c'était un:

« Coopérateur de la vérité »

D'aucuns y verront une sorte de symbole prémonitoire.


 Parmi d'autres blasons pris au hasard, celui d'un des  Borgia, ci-contre.

Parti en 1 d'or au bœuf de gueules sur une campagne de sinople à la bordure d'or chargée de huit bouquets d'herbe de sinople et en 2 fascé d'or et de sable de six pièces.







 Le blason de Marcel II. Ce pape était réputé "sérieux" et voulait réformer profondément l'église.
Elu le 10 avril 1555, il supprime, dès son éntrée, les festivités prévues et interdit aux membres de sa famille de venir s'installer à Rome!
Notez qu'il meurt le 1er mai 1555, soit vingt jours après son élection....

D'azur au cerf couché sur une plaine de sinople accompagné de neuf épis de blé d'or disposés en éventail




Le blason des Medicis. Il fera faire des économies à la papauté ayant servi pour quatre Papes!

D'or à six tourteaux mis en orle, cinq de gueules, celui en chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.



Pendant les quelques jours de "vacance" du Saint Siège, l'emblème officiel est celui ci-dessous! Cela permet de voir comment est noué le cordon qui tient les deux clé. Notez bien que ce ne sont pas les clés du blason de Benoit XVI. Il a du oublier de les rendre le jour de son départ!




vendredi 8 mars 2013

La Mafia et les vêpres siciliennes.

Il est difficile d'interprêter ce tableau de Francesco Hayez, peint en 1846. Connaissant un peu les circonstances qui conduisirent les siciliens à trucider de nombreux "angevins", je pense que l'homme à l'épée vient de tremper son arme dans le ventre de l'homme en noir qui met un genou en terre. Cet homme en noir, un français (voir la fleur de lys sur sa poitrine), venait de fouiller quelques jeunes siciliens pour s'assurer qu'ils n'étaient pas armés. Comme il s'était un peu attardé à la fouille de la jeune sicilienne en jaune, il a déclenché l'ire des iliens.
Ne croyez pas que j'invente le contexte de ce massacre, c'est à peu près comme cela que cela se passa.
Dans les jours qui suivirent, tous les français qui tombèrent entre les mains des insurgés passèrent de vie à trépas.
Une seule commune sicilienne, Sperlinga, évita de participer à la boucherie et protégea les quelques soldats qui formaient sa garnison. Ceux ci finirent par gagner la calabre voisine, après 13 mois de siège.

Un peu d'histoire

Le royaume de Sicile, comme on peut le voir sur cette carte, s'étend jusqu'à Pescara et Gaète.
Nous sommes en 1382 et, en Sicile justement, l'usage veut que le jour suivant le lundi de Paques, les palermitains se rendent en pélerinage vers l'église du Saint Esprit, située hors les murs.
Hors, depuis 1266, Innocent IV a imposé à la population locale un souverain étranger, Charles d'Anjou, frère de notre célèbre Saint Louis.
Le pape, qui appréciait peu d'être pris en tenaille entre le Saint empire germanique et le royaume de Sicile s'était ainsi débarassé, en 1266, de vassaux exécrés issus de la dynastie des Hohenstaufen, régnant au nord et au sud des Etats pontificaux.
Bien que vassal du pape, Fréderic II de Hohenstaufen était son ennemi déclaré. A sa mort (1250), son fils Conrad IV lui succède. Il meurt quatre ans plus tard.
Cela complique la situation car Conradin, le fils de Conrad n'a que deux ans.
Un fils batard de Frédéric, Manfred de Hohenstaufen s'empare alors du trône de Sicile, aux dépends de son neveu. Cela ne fait pas les affaires du pape Innocent IV. Il excommunie Manfred et cherche un "repreneur".
Voila pourquoi, Charles d'Anjou est, au moment des fameuses vêpres siciliennes, roi de Sicile!
Le 26 février 1266, à la bataille de Bénévent, Manfred a trouvé la mort face aux troupes de Charles d'Anjou.
En 1268, Conradin atteint ses 16 ans. Il est temps pour lui de prendre les armes contre Charles, d'être fait prisonnier devant Tagliacozzo, de poser sa tête sur un billot napolitain et de quitter ainsi la scène. Triste destin de prince qui ne fut pas à l'origine de la tranche napolitaine. (On peut rire un peu non?).

Bref, Charles règne sur la Sicile. Les français de sa suite, soldats et administrateurs, se font rapidement détester. Le sicilien est ombrageux, fier, attaché à ses coutûmes.
En Aragon, la reine n'est autre qu'une fille de ce Manfred de Hohenstaufen, tué par Charles d'Anjou. Le roi d'Aragon, Pierre III, lorgne sur le royaume de Sicile, complote un peu avec les indigènes du cru.
C'est une des causes de ces vêpres siciliennes qui voient la fin du règne de Charles dans l'ile mais pas dans le "royaume de Naples" qu'il réussit à maintenir sous son obédience.
Les aragonnais prennent pied à Palerme et chassent les derniers français présents.

Pour la petite histoire, sachez que les révoltés, quand ils doutaient de la nationalité d'un individu, lui faisaient dire "Cicero" (Pois chiche) en sicilien. Comme ce mot est difficilement prononçable, ils repéraient ainsi ceux qu'il convenait d'estourbir illico.

« Morta Alla Francia ! Italia Aviva ! » était aussi un cri de ralliement bien sympathique. Certains disent que cette expression est à l'origine du mot
 "MAFIA"!

lundi 4 mars 2013

La fête de Sainte Emerance se termine par un drame entre Brissarthe, Daumeray, Etriché et Morannes

Je n’aborde pas là un sujet d'actualité car l'accident eut lieu le 23 janvier 1763. La Sarthe passe en cet endroit depuis 250 ans. Cela fait beaucoup d'eau.

"Sainte Emerance guérit le mal de la panse!" était le dicton dont on affublait sa statue.
Les habitants du canton souffraient sans doute de coliques car, ils vénéraient la martyre. Ils lui faisaient souvent pèlerinage.
Ceux de la rive gauche s'acheminaient sur l'ancienne voie romaine qui débouche devant le port de Brissarthe. Là, quelques passeurs les prenaient en charge pour qu'ils puissent atteindre l'église Notre Dame.
Louis XI, chassant en forêt de Longuenée, avait invoqué la sainte et pensait en avoir été guéri, quelques villages du Maine et Loire lui avaient alors érigé des chapelles. On trouvait, en Maine et Loire, quelques lieux de culte, à La Pouëze, par exemple, à Rochemenier ou à Brissarthe.
Bref, ce froid dimanche de janvier 1763, ils furent nombreux à traverser la rivière, dans leurs pantalons et leurs robes de cérémonie.
C'est le curé Claude Jacquemard qui les avait accueillis, ce même Jacquemard qui devra fuir la France pour échapper à la guillotine lorsque la révolution chassera le roi.
Pour l'heure, il officie dans le chœur de l'église, bénit la foule et la renvoie vers les villages dont ils sont issus. Certains se dirigent donc vers les bateaux qui les ont amenés.
Il fait très froid et la Sarthe est gelée. Les passeurs ont du pratiquer un chenal dans la glace peu épaisse. S’y risquer à pied était impossible.
Quelques familles traversent sans encombre puis empruntent la voie romaine en chantant des cantiques.
Mais, sur la Sarthe, un drame se joue en quelques secondes. Un des passeurs a présumé des capacités de son embarcation. Les gens bougent-ils trop? Elle se renverse.
On compte seize personnes dans les eaux noires de la Sarthe ou allongées sur la glace. Quatre seulement réussissent à gagner la rive. Les autres disparaissent. Le registre paroissial de Brissarthe recense quelques noms.


Marie LEBRUN de Daumeray 19 ans
Marie CHAULEAU d'Etriché 23 ans
Madeleine DUTERTRE de Morannes 27 ans
Perrine LANDEAU de Morannes 40 ans
François CROSNIER de Morannes 18 ans
Marie CLAVET de Morannes 26 ans
Pierre MATIGNON de Morannes 32 ans
Michel GAUDIN de Morannes 7 ans
Michel DESLANDES de Morannes 61 ans
Voyez ci-dessous le registre de Morannes

On disait aussi "Pour Sainte Emerance, l'hiver danse".
Pour l’heure les noyés avaient de l’eau dans la panse !

vendredi 1 mars 2013

Que notre Monde est petit!

Une simple réflexion en passant, en hommage à Stefan HESSEL, par exemple, ou simplement pour ramener l'ensemble de nos petites et grandes misères à leur juste proportion.
Une simple pensée illustrée par cette image, envoyée par mon amie Annick G.
Une pensée sage.
Une pensée qui ne nécessite aucun commentaire, aucune allusion aux guerres, aux enlèvements d'enfants, aux extrémismes religieux, aux bulles qui explosent, économiques ou en forme de montgolfière, aux révolutions, aux cors aux pieds et aux dents de sagesse.
Une simple photo.
Soleil, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Terre,Venus, Mars, Mercure, Pluton.
Si la Terre tombait sur le Soleil, cela ne ferait même pas une petite éclaboussure. Ce ne serait qu'une chiure de mouche sur un pamplemousse enfoui au sein d'un trillion de milliards d'autres pamplemousses.

jeudi 28 février 2013

Les armoiries des seigneurs de Campagnolle

D'argent à trois léopards de sable rampant posés deux et un et un chef de sable chargé de trois roses d'argent.

Les seigneurs de Campagnolle ont disparu de notre village de Brissarthe, balayés par la révolution française.
Je viens de retrouver leurs armoiries sur un armorial ancien.
Une idée germe dans mon esprit, celle de composer des armoiries pour notre commune, riche de son histoire et de son église romane. L'ancêtre des capétiens, Robert le Fort, trouva la mort à Brissarthe en 866. le comte de Poitiers, Armnulf 1er, était à ses côtés et trouva lui aussi la mort, dans la même escarmouche, face aux pillards bretons et normands revenant du Mans. Les deux compères sont les aïeux d'Hugues Capet , d'une part et de son épouse, Adélaïde d'Aquitaine d'autre part.
Pour éditer ce blason, certains pièges sont à éviter. Le plagiat en est un et je n'ai pas l'intention de copier le blason des Campagnolle mais, il est intéressant et fort beau.
Le second piège consiste à surcharger de "meubles" les différents secteurs de l'écu.
Pour Brissarthe, il sera incontournable de faire figurer, d'une manière ou d'une autre, le trésor patrimonial qu'est son église romane. Je pense qu'il faudra y faire apparaître également Robert le Fort. le mieux serait peut-être de lancer un concours.
Je conseille, en passant, un site remarquable dans le domaine de l'héraldique: Le Conseil Français d'Héraldique. Il donne de judicieux conseils pour éviter les erreurs et on y trouve de nombreux exemples de blasons.
Je suis preneur, quant à moi, de toute suggestion éclairée!

Quant aux armoiries de Robert le Fort, si tant est qu'elles aient existé, voila comment elles sont décrites sur un cite savant lié à l'histoire de la Lorraine:
« Parti en un de gueules à la tour maçonnée d’argent et en deux d’or à l’églantier fleuri de pourpre et de sinople tijé, le tout au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles d’argent.»
Je n'ai pas trouvé l'illustration correspondante mais ce blason est relativement facile à dessiner. Je m'y attaquerai bientôt. A noter qu'on retrouve un églantier, c'est à dire un rosier sauvage alors que les Campagnolle ont mis des roses sur leur écu.
Traduit en français commun cela donnera un blason coupé en deux par le milieu avec en haut une bande.
La partie gauche serait rouge avec une tour blanche. La droite serait jaune avec un églantier orné de fleurs pourpres et un tronc vert. La bande supérieure, bleue, serait ornée de trois étoiles blanches.
Si vous avez déja vu ce blason, je suis preneur.


vendredi 15 février 2013

L'invention du langage sous Cromagnon

Candidat à l'académie des sciences, Zabulle a été élu en raison de ses travaux sur la genèse des langages.
Discours de réception.

Les savants retrouvent l'étymologie de la plupart des mots de la langue française en se référant au Grec, au Latin, à l'Arabe, au Sanscrit ou à l'Hébreux. Mais, aucune de ces doctes personnes ne propose de genèse des mots courants de notre langue alors qu'il suffit de réfléchir, un tant soit peu, pour éclairer des pans entiers d'une science balbutiante. 
Je vais tenter de vous donner quelques pistes de recherche.
Au début, habillé de ses peaux d'ure, l'homme ne parlait pas. N'ayant pas encore inventé le mot "borborygme", il  usait et abusait de grognements sonores chaque fois qu'un mammouth lui marchait sur le pied ou qu'il piquait un cent mêtres poursuivi par un ours.
Il s'agissait plutôt d'onomatopées, du vieux français "Oh Non m'a Topé!". La femme utilisait les mêmes onomatopées, en plus aigu sans doute lorsqu'elle piquait un cent mêtres devant un homme sans sa peau d'ure.
Les premiers mots intelligibles furent prononcés lors de ces chasses à la femelle. Un peu enveloppé à la suite d'une consommation excessive de côtes d'ure Cromagnon s'essoufflait vite. Entendant passer le chasseur et la chassée, les hommes entendaient systématiquement Ffffff, Ffffff, Ffffff qu'ils associèrent peu à peu à la Fffffemme. Ils emboitaient alors le pas au chasseur. La femme se retournant voyait alors une dizaine de barbus sans peau d'ure à ses trousses. Elle criait alors, "HO Merde..."! Vous devinez la suite. Homme!
Il faudra des milliers d'années et l'invention de l'électricité avant que le H recule d'un cran, pour donner OHM.
Tout ceci est d'une telle évidence qu'on se demande pourquoi personne n'y a pensé.
Un millénaire plus tard, tous les animaux et toutes les choses avaient un nom, dérivé d'une onomatopée. Quand une femelle qui venait d'être rattrapée par une dizaine d'hommes, sans leur peau d'ure, se trempait le derrière dans une rivière fraiche, ses copines l'interrogeaient du regard. Elle disait alors whowww, ce qui a donné "eau" (En glais Whowwwter).
Les productions arrières de l'ure étaient très prisées pour amender les champs. On appelait les bouses d'auroch "l'or d'ure".
Les verbes vinrent beaucoup plus tard. Leur commodité apparut aux hommes pour une utilisation domestique:
"Femme chercher eau". "Femme laver peau d'ure".
Les adjectifs possessifs vinrent encore plus tard.
"Femme chercher eau" donnait "Ta gueule crane d'oeuf d'ure!". En effet, selon un des mes amis savants, les ures étaient, à l'époque, ovovivipares. Les américains ont découvert des oeufs d'ure en Provence près d'une ville qu'ils ont appelé "Eggs en Provence".
Les hommes associèrent alors les femmes à des animaux: "Chameau" par exemple.
De nos jours, les hommes n'ont plus la peau d'ure. (Les seuls urus qu'on trouve de nos jours sont des Lamborghinis). Les femmes en profitent pour se faire payer des cadeaux. Quand elles en reçoivent un chouette elles disent "whowww"! Mais, cela ne veut pas dire qu'elles sont dans la baignoire en train de prendre un bain de siège.
Ainsi va le monde!

samedi 2 février 2013

Adélaïde d'Aquitaine 1ère Reine de France



François Mitterrand connaissait par cœur la liste chronologique des Rois de France, de Hugues Capet à Louis Philippe. C'est là un exercice que je recommande à tous ceux qui veulent exercer leurs neurones. C'est parfaitement inutile et difficile à placer dans une conversation mondaine, sauf à passer pour un pédant, mais je me suis amusé à élaborer des phrases qui permettent de retrouver ces rois.
Ainsi, la phrase: "Pour Jouer C'est Cinq Cents La Carte et Les Folles Heures Font Chanter Henry" me permet de retrouver les Valois par la première lettre de chaque mot.
Philippe VI
         Jean II le Bon
                  Charles V
                           Charles VI
                                    Charles VII
                                               Louis XI
                                                          Charles VIII
                                                                  Louis XII
                                                                            François 1er
                                                                                      Henry II
                                                                                                François II
                                                                                                          Charles IX
                                                                                                                       Henry III
Il est fou ce Zabulle!
N'étant pas macho, je m'attaque maintenant aux Reines et c'est une autre paire de manches car nos braves souverains se contentèrent rarement d'une seule compagne.
-  Hugues Capet eut Adélaïde d'Aquitaine.
- Robert II le Pieux eut Suzanne Rozala de Flandres puis Berthe de Bourgogne puis Constance d'Arles.
Etc....
Or, chaque Reine apporte sa surprise et permet de naviguer dans des généalogies lointaines et enchevêtrées. Adélaïde me réservait une sacrée surprise!

Je vous livre ma trouvaille:
Elle est fille de Guillaume Tête d'Etoupe, comte d'Aquitaine.
Guillaume est fils de Ebles Mauzer fils de Ramnulf II comte de Poitiers.
Ramnulf II est fils de Ramnulf 1er, comte de Poitiers qui vint, en 866, donner un coup de main à Robert le Fort, comte d'Anjou et reçut, sous les fenêtres de l'église de Brissarthe une flèche mortelle.

En résumé:
Les deux comtes furent tués le même jour devant l'église de Brissarthe.
Un siècle plus tard, leurs arrières-arrières-arrières petits enfants se marièrent avant de devenir Roi et Reine de France. Robert et Ramnulf sont donc, tous les deux, les ancêtres des capétiens.
La boucle est bouclée et je suis content.
 Il me faut peu de chose dites-vous?
Le bonheur tient en effet à peu de chose!

vendredi 1 février 2013

Le cimetière de Brissarthe comme si vous y étiez


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