samedi 30 juillet 2016

Je ne me souviens plus de rien!

samedi 18 juin 2016

Souscription pour l'église Notre Dame de Brissarthe


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Depuis le début de 2016, la Fondation du Patrimoine abrite une souscription ouverte pour les travaux de Notre Dame de Brissarthe.

N'hésitez pas à faire bouger le compteur en effectuant un don en ligne à la Fondation. Il sera directement affecté à notre belle église.

Aujourd'hui, 18 juin 2016, ce compteur affiche:


Pourquoi ne pas faire évoluer le montant par un don en ligne immédiat.

La procédure est simple:

1) Cliquez sur cette somme ou sur ce lien et constatez par vous-même l'évolution du montant des dons depuis le 18 juin..
2) Cliquez sur le rectangle vert : JE FAIS UN DON.

3) Indiquez le montant du don.Il n'y a pas de petit don!
10 €, 20 €, 100 € ......

4) Cliquez sur DON EN LIGNE

5) Créez un compte sur  le site de la Fondation du Patrimoine en suivant les indications de ce site.

6) Validez votre don et accédez au site sécurisé de la Fondation du Patrimoine. Choix donné entre impôt sur les revenus, impôt sur les sociétés, impôt sur la fortune).

7) Voilà, c'est fait. Vous recevrez dans quelques jours une attestation qui vous permettra de déduire 66% de la somme donnée de vos impôts sur le revenu. (60% si vous êtes une société, 75% sur l'ISF)

8) Revenez sur le compteur, il s'est immédiatement incrémenté du don que vous venez de faire.

Notre Dame de Brissarthe vous remercie

NB: Vous pouvez également télécharger le bulletin de souscription en cliquant sur le lien :

Je fais un don par chèque
Télécharger le bulletin de souscription.

Visitez le site de l'Association de Sauvegarde du Patrimoine Brissarthois
en cliquent sur ce lien

vendredi 17 juin 2016

jeudi 19 mai 2016

Une troupe de brigands parcourt les rives de la Sarthe aux alentours de Brissarthe en 1813. Lettre du préfet Abdon-Patrocle-Frédéric Hély d’Oissel,


Département                                                                                                   Angers, le 21 juillet 1813

        De                                                                                Le Baron de l’Empire, Chevalier de la Légion

Maine et Loire                                                                D’honneur, Auditeur au Conseil d’Etat, Préfet du

____________                                                                               Département de Maine et Loire

Cabinet du Préfet                          

                                                                                                          A Monsieur le Maire de Brissarthe



             Monsieur,

Une vingtaine de brigands faisant évidemment partie de l’attroupement qui s’est manifesté dans le Dépt. de la Mayenne, vivement poursuivi dans ce Dépt se sont jetés dans le Dépt de Maine et Loire. Ils ont passé la nuit dernière dans la commune de Tiercé où ils ont encore été vus ce matin. On est, en ce moment à leur poursuite. Il importe que vous secondiez de tout votre pouvoir les mesures prises par l’administration pour arrêter ce fléau. Il importe surtout que tous les individus qui ont cherché à troubler la tranquillité de ce pays soient arrêtés et que pas un n’échappe aux recherches dirigées contre cette troupe.

Au reçu de la présente, Monsieur, vous réunirez le plus d’hommes que possible de votre commune. Cette garde nationale sera, par vous, établie sur la rive droite de la Sarthe et postée  aux lieux où sont établis le bourg et où se trouve des chaussées ou moulins. Elle fera de suite amener et enchainer aux lieux où sont établis les bacs et sur la rive droite, tous les petits et grands bateaux qui se trouveront exister sur la rivière et les submergera même, si elle le juge necessaire.

Des patrouilles fréquentes correspondront tout le long de la rive gauche. Vous établirez sur cette rive un corps de garde qui deviendra le point central de la force armée de votre commune. Une sentinelle y sera placée pour veiller sur la campagne et avoir l’oreille au guet afin de prévenir la troupe au moment où elle entendrait sonner le tocsin. Sur un point quelconque, à ce signal, la force armée se dirigera sur le point d’où le tocsin se sera fait entendre, en prenant diverses routes et éclairant la campagne. Tout individu non connu, armé ou sans arme, non porteur de papier en règle, sera de suite arrêté soit qu’il se prépare pour passer la rivière, soit qu’il soit rencontré par la force armée se rendant au signal.

A l’instant où vous aurez connaissance que les brigands auront mis le pied sur votre commune, vous ferez sonner le tocsin mais vous aurez soin de bien vérifier la véracité de la nouvelle qui vous en a été donnée afin de ne pas jeter l’alarme mal à propos. Les hommes de garde postés sur la rive droite de la Sarthe veilleront scrupuleusement à ce qu’aucun individu ne puisse passer sur la rive gauche. Tout individu qui se présentera sur la rive droite, soit pour forcer le passage, soit reconnu comme suspect, sera de suite arrêté. Si les brigands se présentaient en force supérieure pour forcer un passage, les postes voisins seront alertés par des coups de fusil et au signal, ils se réuniront au point attaqué. Tous les individus qui auront été arrêtés seront de suite conduits à la caserne de gendarmerie à Angers.

Je compte, Monsieur, sur tout votre zèle.  Dans cette circonstance, vous saurez profiter du bon esprit qui anime votre commune et il sera facile de persuader à vos administrés combien il est important pour eux de faire disparaître du pays ces brigands dont le séjour prolongé attirerait sur eux les plus grands malheurs. Ces mesures ne peuvent être de longue durée car, si elles n’ont pas produit de résultats d’ici à demain, il est à peu près certain qu’ils seront retournés sur le territoire de la Sarthe ou de la Mayenne, leur retraite habituelle.

Ces hommes n’appartiennent pas à ce pays et sont des perturbateurs de l’ordre public qui ne doivent supprimer aucun intérêt aux honnêtes gens et qu’il importe de poursuivre avec vigueur pour les dégoûter de venir inquiéter notre territoire. Ne perdez donc pas un instant pour prendre les mesures que je prescris et qui devront durer deux jours. Ne perdez pas de temps à attendre que tous vos hommes soient réunis. Dès que quelques hommes seront réunis, établissez d’abord de petits postes et vous les grossirez ensuite. Faites vous même la revue de vos postes, encouragez vos habitants, faites leur sentir que c’est pour leur repos même qu’on les fait agir et ne négligez rien pour que les bandits ne puissent passer la rivière sur votre commune. Je compte sur tout votre zèle et sur tout votre dévouement  Ne vous occupez pas du tout de diriger des patrouilles dans l’intérieur des terres, il y aurait confusion et peut être quelque malentendu fâcheux. Je vous demande de vous borner à bien garder les passages de votre rivière. Les colonnes que nous avons organisées pour poursuivre la bande dont on a connaissance se composent chacune de quatorze gendarmes, de quelques militaires de la compagnie de réserve et d’habitants des campagnes bien choisis dans l’intérieur des terres. Si vous aviez quelques renseignements sur la marche des bandits, il faudrait vous hâter de les transmettre par un exprès à Monsieur le Maire de Tiercé ou à la première colonne composée ainsi que je viens de vous le dire que l’on rencontrerait.

Surtout, ayez bien soin que le tocsin ne soit sonné dans votre commune que dans le cas où les bandits voudraient forcer le passage de la rivière sur votre commune et où vous ne pourriez pas vous en rendre maître. Il ne faut pas répandre l’alarme inutilement.

J’ai l’honneur d’être avec considération, Monsieur, votre bien humble et obéissant serviteur.

Signature (Abdon-Patrocle-Frédéric Hély d’Oissel )

Biographie

Armoiries Hély d'Oissel
Il entra dans l'administration sous l'Empire, qui le créa baron le 31 janvier 1810. Conseiller d'État en service extraordinaire, il fut élu, le 17 novembre 1827, député du 6e arrondissement de la Seine-Inférieure.
D'opinions constitutionnelles, il prit place au centre gauche. Il combattit le ministère Polignac, fut des 221, et obtint sa réélection comme député, le 12 juillet 1830. Hély d'Oissel applaudit à la révolution de Juillet et prit part à l'établissement de la monarchie nouvelle.
Nommé conseiller d'État en service ordinaire, il dut solliciter le renouvellement de son mandat, qui lui fut confirmé, le 21 octobre 1830. Il vota en toute circonstance, jusqu'à sa mort, avec la majorité conservatrice, et fut réélu une dernière fois, le 5 juillet 1831.
Ses connaissances pratiques dans l'administration l'avaient fait choisir au conseil d'État comme vice-président du comité de l'intérieur.
Hély d'Oissel était en outre président du conseil des bâtiments civils et du conseil supérieur de santé, et associé libre de l'Académie de médecine.


lundi 25 avril 2016

Construire les communes nouvelles à la campagne





“On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur!”

Certains élus semblent vouloir prendre Alphonse Allais à la lettre, convaincus que 10 communes, éparpillées sur un territoire de 18 000 hectares, peuvent former une seule ville de plus de 10 000 habitants?

La Communauté de communes du Haut Anjou (en vert sur la carte) qui gérait quelques compétences de son niveau était fort pratique. Son regroupement, le 1er janvier 2017, avec Ouest Anjou et la Région du Lion-d’Angers (Totalité de la carte) n’est pas choquant. Son fonctionnement sera similaire, pour ne pas dire amélioré. Les services de proximité pourront être assumés en territorialisant certaines actions.

Alors, pourquoi réagir à cette décision préfectorale en créant, en lieu et place de la CCHA une ville?

Les motivations de la “réaction” sont sans doute plus complexes qu’il n’y paraît pour ne pas dire suspectes.

On pourrait imaginer que les porteurs du projet sont, par essence, les municipalités de ces communes. Il n’en est rien. C’est la gouvernance de l’EPCI qui s’est saisie de l’affaire et pèse, de toute son influence, sur les maires concernés.

Le malaise est patent au sein des conseils municipaux. Ils n’entendent qu’une seule argumentation, répétée à l’envi, martelée, sublimée par un consultant acquis à la cause.

Pourtant, l’ambiance est celle d’un mariage arrangé, comme dans les vieilles familles bourgeoises. Il n’est pas question d’amour mais de gros sous! Les vrais bassins de vie sont ignorés. Les populations ne sont consultées que du bout des lèvres.

L’exemple négatif de ces petits villages, déja mariés, et qui demandent le divorce est balayé d’un revers de main.

Les jeux semblent être faits!

Nous serons bientôt les habitants d’une ville dont les rues, pardon, les routes, seront plus longues que les rues de Paris.

Au fait, vous ai-je dit que je ne suis pas vraiment partisan de cette folie?

Alain BOURRIER

Maire de Brissarthe








dimanche 3 avril 2016

La folie des communes nouvelles

Les communes rurales vont disparaître, sacrifiées sur l'autel des raisonnements de technocrates européens relayés, avec enthousiasme, par le gouvernement français et par des élus locaux qui y voient une occasion de consolider leur accès aux petits pouvoirs de province.
Le Maine-et-Loire est le meilleur élève d'une école fréquentée par des potentats provinciaux drapés dans leurs certitudes. Cent trente et une communes ont déjà franchi le pas, plus ou moins consentantes, plus ou moins contraintes, souvent en désaccord avec leur population, consultée du bout des lèvres. Certaines le regrettent déjà et songent au divorce.

Beaucoup d'autres communes s'y préparent. De réunions de travail en délibérations houleuses, les maires et conseillers municipaux, bousculés, manipulés ou manipulateurs, vont franchir le pas. Ceux qui osent s'interroger, demander les raisons de cette fuite en avant, sont ostracisés.

La plus simple des questions à se poser est: Pourquoi?

En lisant la presse, vous connaitrez les raisons mises en avant par les tenants du mariage:

- s'adapter à l'extension des périmètres des communautés de communes voulue par l'Etat.
- bénéficier du coup de pouce financier du gouvernement qui gèle la baisse annoncée des dotations budgétaires.
- peser plus face aux autres communes nouvelles, aux agglomérations, au sein du département et de la région.
- économiser en mutualisant les services communaux, le matériel, les infrastructures.

Les moyens de forcer de forcer le passage sont multiples:

- les présidents de communautés de communes s'érigent en porteurs de projet et organisent la procédure de fusionnement. Les maires des communes impactées deviennent les figurants d'une pantomime locale.
- on force l'allure. Les dates sont imposées par le haut. Les ordres du jour des conseils municipaux sont dictés. On va même, je n'invente rien, jusqu'à fixer l'heure des délibérations pour éviter que les maires se concertent.
- on paie grassement des consultants acquis à la cause.
- on invite aux réunions populaires des maires de communes nouvelles voisines, dithyrambes de la cause. Les prises de parole sont orientées systématiquement dans  le sens d'une défense de la notion de commune nouvelle, présentée comme seul recours à la baisse des dotations.
- on crée de faux problèmes de "services de proximité". Une distance de 20 km devient rédhibitoire pour gérer une crèche ou animer un service de portage de repas.
- on agite des épouvantails financiers comme le risque de voir les communautés de communes fusionnées, retourner aux communes des compétences auparavant prises en compte telles que, par exemple, les pôles "Santé".

Les  raisons non avouées du matraquage médiatique:

- elles peuvent être purement politiques. Une commune rurale est, par essence, apolitique et le maire est, la plupart du temps, sans étiquette. Qu'en sera-t-il de communes nouvelles de plus de 10000 habitants?
- elles sont une manière inavouée de résister aux décisions préfectorales de regroupement des EPCI. En effet, recréer en lieu et place de communautés de communes regroupées, autant de communes nouvelles de même périmètre est une façon de retrouver les mêmes acteurs rassemblés autour des mêmes tables. Une sorte de pied de nez à l'Etat.
- elles permettent parfois de sauver un président de communauté de commune qui, simple adjoint dans sa propre commune rurale, ne serait plus conseiller communautaire dans un EPCI regroupé. Il faut, pour cela, qu'il se fasse élire maire de la commune nouvelle et, n'en doutez pas, c'est là un des critères majeurs de gouvernance, discuté dans les groupes de travail, bien en amont des décisions.
- elles sont la première marche d'une prise de pouvoir sur les communautés de communes regroupées. On crée, artificiellement, de grosses communes, sans cœur de ville réel autre que celui du bourg le plus peuplé, et on dispose ainsi d'un poids réel sur les décisions de l'EPCI, ne serait-ce qu'au moment des désignations des présidents et vice-présidents de cet EPCI.

Conclusion:

Nul ne m'obligera à sacrifier à cette mode. Certes, je me plierai aux décisions de mon conseil municipal mais je ne chercherai pas à l'influencer. Je lui demanderai simplement de se poser la question du pourquoi et du comment.
Les avantages devront être tangibles, mesurés, réels et les inconvénients exposés. La population devra être consultée et entendue.
Et si mon village franchit le pas, ce devra être en toute connaissance des dettes des conjoints, du montant des impôts locaux, des taxes sur l'eau, des projets d'investissement, des charges induites, des vices cachés, des compétences prises en compte par la communauté de communes future.


Ce sera un mariage d'amour et non un mariage de raison.
-
Sinon,
ce sera
un aimable célibat
assumé
consenti
heureux.
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