vendredi 26 février 2010

Pierre BEAUVAIS La voiture de Grand Papa

Mon ami Pierre BEAUVAIS, avec qui je parcours les chemins du Haut Anjou, publie, à compte d'auteur, un magnifique CD que je vous invite à découvrir sur http://lavoixdesonchat.blogspot.com/
Les chorales, en mal d'originalité, trouveront facilement, dans son répertoire, des chansons fort bien orchestrées. Pierre vend son CD 17,00€, port compris. Adressez vous directement à lui ou, envoyez moi un message pour que je vous mette en relation avec cet artiste talentueux.

mercredi 24 février 2010

lundi 15 février 2010

Les raisons pour lesquelles je n'irai plus jamais au Sénégal

J'abonderai ce billet au fur et à mesure de mes loisirs. Vous y trouverez quelques anecdotes sur mon récent séjour à Saly, au Sénégal. Tout ne fut pas désagréable dans ce voyage mais, globalement, je regrette cette dépense. J'y ai trouvé le soleil recherché mais aussi la misère, la poussière et le bruit, surtout le bruit!
Que ceux qui me diront: "Oui mais tu n'es pas allé au Sénégal, tu es allé à Saly, au Paladien les Filaos de Nouvelles Frontières!" gardent leurs arguments! Je sais cela! Et je ne parlerai que de Saly, de sa plage, de ses marabouts, de ses minarets, de ses mendiants. Pour le reste, la brousse et ses villages pittoresques, les réserves où on a laché quelques antilopes et girafes, les villages de pêcheurs bien odorants, je n'y suis pas allé! Je n'ai pas traversé de village dans une file de dix quads pétaradants, je n'ai pas payé 100 € pour photographier les girafes prétées par Thoiry, je n'ai pas assisté au retour des pêcheurs de M'Bour, ni au départ des boats peoples pour les Canaries, de ce même M'Bour! Désolé, je faisais la sieste pour récupérer des nuits d'insomnie! J'étais sur mon transat, protégé des mendiants, des vendeurs et des marabouts par de sympathiques gardiens sénégalais, payés 75€ par mois! Le muezzin me réveillait tous les matins à 6H30 pour me dire que Allah était toujours Achbar et que, éventuellement, je pouvais essayer de me rendormir jusqu'au petit déj de 8H00.

1) L'aéroport de Dakar.

Un voyage à Saly c'est, en moyenne, 2H00 de procédures diverses à Orly, 5H00 d'avion, 2H00 de procédures diverses à Dakar, 3H00 de bus. Même punition au retour, comptez bien, ça fait 24H00! Donc, un septième de vos vacances! Et je n'ai pas compté le trajet depuis chez vous jusqu'à Orly!!

Bon! A deux heures du matin, vous débarquez, les jambes flageolantes de votre Boeing 747. Il fait 25° et vous êtes habillés pour -4°, forcément! Une heure d'attente pour montrer votre carte d'identité à un brave pandore qui met un coup de tampon sur votre fiche de police, sans la lire, et vous arrivez à l'endroit où vous récupérerez vos bagages. La photo ci-dessus est assez réaliste. Le tapis à bagages attend lui aussi.
Beaucoup de forums parlent du tapis à bagages de l'aéroport de Dakar. Nous, nous avons eu la totale!
Deux avions sont arrivés à cinq minutes d'intervalles. Le notre, suivi d'un autre 747. Ca fait beaucoup de bagages. 800 passagers arrivent au contrôle de police, suivies de 800 autres passagers. Rien d'anormal jusque là!
Les bagagistes eux, font leur travail de bagagiste. Malheureusement, ils jettent sur l'unique tapis en état de marche les 800 bagages du deuxième avion. Quand les passagers du premier avion viennent au tapis, ils voient défiler pendant une heure les bagages de ceux qui attendent encore au contrôle de police. Vous suivez? Ca tourne, ça tourne, ça tourne.
Quand les 800 passagers "suivants" arrivent enfin, ils sont derrière les premiers, agglutinés près du tapis! A ce moment là, le tapis rend l'ame!
Imaginez cinquante personnes qui finissent pas monter sur le tapis en panne pour aller récupérer leur bagage à l'endroit où il est bloqué, récupérer aussi ceux qui sont tombés au centre du dispositif! Imaginez les essais de redémarrage du tapis avec les gens, cul par dessus tête, gueulant et tempêtant, les préposés essayant de les faire descendre etc.... C'est l'Afrique!
Deux heures plus tard, mes bagages arrivent enfin.
Encore deux heures de bus, avec un chauffeur sympathique qui nous balance du reggae local, à tue tête, pendant tout le trajet et nous débarquons enfin à Saly!

2) Les oiseaux voleurs.

Juste en passant, comme ça, une petite anecdote amusante. Souvenez vous, nous venons de débarquer à Saly, il est 4H00 du matin, perception des chambres, douche, au lit.
A 6H30, Allah Achbar, Allah Achbar, Allah Achbar est demandé au téléphone! Hein, quoi, qui c'est ce Allah Achbar? C'est un copain du muezzin! C'est quoi un muezzin? C'est un mec qui est copain avec Allah Achbar et qui le demande au téléphone tous les matins à 6H30, puis avec ses copains à lui, il psalmodie une sourate du Coran ou autre chose, dans un haut parleur situé en haut de la mine à raies, pendant une demi heure! A fond la caisse! A là, ah là, ah là, il commence à me les briser menus le muezzin!
Bon, huit heures, et le premier petit déj du séjour. Pas frais le Zabulle, il gagne ,au radar, le buffet "Nouvelles Frontières", sans tomber dans la piscine qui se situe entre la chambre et le resto, premier exploit! J'avoue que les petits déjs sont sympas au paladien "Les Filaos"! Croissants, brioches, petits pains, café, lait à volonté etc... Un point pout NF!
C'est là que se situe la petite anecdote. Premier passage au buffet, assiette de viennoiseries, fromage, pain, retour à la table en bord de resto, dépôt des objets, départ au radar vers les abreuvoirs!
Remplissage des tasses, recherche du beurre, radar vers la table. Et là, surprise, plus de fromage, plus de croissants, plus de pain! Les tables voisines sont hilares, du moins leurs occupants! On dirait un épisode de la caméra cachée!
Bon, le lendemain, nous irons chercher d'abord le café et le lait et nous reviendrons plus tard avec le reste car....... au paladien "Les Filaos", si vous quittez vos croissants du regard, ne serait-ce que cinq minutes, une dizaine de volatiles divers se ruent sur votre table et repartent illico avec les dits croissants, petits pains et même fromages! Faut l'savoir, c'est tout! J'exagère un tout petit peu, mais, sur le coup, ça fait un choc! C'est, au minimum, picoré, bousculé, entamé, pollué et, vous leur donnez le reste car ce n'est plus très apétissant! Cela préfigure sans doute ce qui vous attend dans les "rues" de Saly la bien nommée, avec les enfants mendiants dont je vous parlerai plus loin.


3) La musique sérène.

Saloperie de musique Sérène! Moi, j'aime bien la musique en général, c'est vrai, en sourdine, à des heures normales, assis d
ans un fauteuil et au moment où j'en ai envie mais, de 22H00 à 2H00 du matin, le premier soir de mon arrivée, à fond la caisse, avec des instruments bizarres possédant au moins trois notes chacun, répétées à l'envi, NONNNNNN !!!!!
Avec du papier cul mouillé dans chaque oreille, un oreiller de chaque côté de la tête, la saloperie de musique Sérène passait encore!
A devenir fou!
Bon! Je vous livre une vidéo qui semble coller au calvaire enduré! Encore que là, c'est des bons! Donc, c'est un peu mieux que p
ar les connards de Saly!



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4) Les gosses mendiants.

Quand vous vous promenez dans Saly la bien nommée, vous avez deux solutions, où vous gardez les bras levés vers le ciel, ce qui donne l'impression que vous êtes braqués par vos voisins immédiats, ou vous les baissez. A ce moment là, vous avez un gosse accroché à chaque doigt, ce qui en fait dix, et ce qui rend difficile de se gratter les coucougnettes sans être accusé de pédophilie vu que les dix mains vous accompagnent vers la braguette! Bon, j'exagère un peu, en secouant les doigts on les récupère!
Première chose à éviter pour vous débarrasser de dix gosses, leur donner des sous, car à ce moment là, vous en avez immédiatement 40 de plus! Difficile à gérer!
Ce qui me laisse un peu rêveur, c'est la raison pour laquelle ces gosses mendient. Suivez bien!
Ces enfants ne sont pas forcément orphelins mais, vu la vitesse moyenne de procréation locale, les parents sont vite débordés et décident de confier leurs enfants à un marabout, bout d'ficelle, selle de ch'val etc...
Plus le marabout se voit confier d'enfants, plus il est riche car, il les envoie mendier! Chaque enfant doit ramener au moins 200 FCFA par jour sinon le marabout est à bout, il en a marre et il bout. Et ça cogne! Saloperie de marabout!
Donc, quand vous donnez des sous au gosse, vous nourrissez le marabout, bout d'ficelle etc...
Vous trouvez ça moral vous?
En plus, deux ou trois fois pas semaine, les gosses se cotisent pour louer des hauts-parleurs. Je ne plaisante pas! Ces hauts parleurs, installés dans le village, diffusent à fond la caisse, de 22H00 à 2H00 du matin, une sourate du Coran. J'ai eu droit à deus séances pendant mon séjours et je connais deux sourates par coeur, en arabe!
La première dit:" Les touristes sont des cons, ils m'ont donné des sous et maintenant je les emmerde avec mon haut-parleur, inch Allah!".
La seconde dit: " Les touristes sont encore plus cons que je croyais, ils m'ont encore donné des sous, Allah Achbar et le toubab est petit!".
Heureusement, la pharmacie locale a fait venir des boules Quiès de Dakar et j'ai niqué les hauts-parleurs, Zabulle Achbar et, à la fin du séjour I s'barre!

5) L'école coranique.

L'école coranique est un édifice en tôle ondulée, du plus bel effet architectural, dans lequel les enfants apprennent, chaque jour, les sourates du Coran. Elles sont subventionnées par l'Arabie Saoudite et les meilleurs élèves iront dans ce pays, terminer leurs études. Au retour, ils ouvriront, à leur tour, des écoles coraniques.

6) Le marché aux poissons.


Les étals du marché au poisson n'ont pas encore reçu les vitrines réfrigérées chères à nos législateurs européens. Le poisson est déposé sur des claies en bois, ou à même le béton, et reste au soleil toute la journée. Le soir, on met un morceau de jute sur le tout et le lendemain on enlève le morceau de jute. Au bout de plusieurs semaines le poisson a changé d'aspect. Ce que vous voyez sur les poissons ce sont bien des mouches!

Quand on dit à un Sénégalais:" Vous mangez ça?!", il répond: "Vous mangez bien du camembert !!".

7) Les barmen de Saly.

Dès que vous faites trois pas dans Saly la bien nommée, vous êtes abordé par tous les sénégalais mâles que vous rencontrez. La phrase rituelle est "Bonjour mon ami, tu ne me reconnais pas? Je suis le barman de l'hôtel, je t'ai servi un apéritif hier soir, tu vas me vexer!".
Au premier tu t'excuses! "Ben non, je viens d'arriver, je ne t'avais pas reconnu!". C'est vrai quoi, il serait capable de te mettre un grigri dans ton pastis du lendemain le bougre!
Au second tu te dis "Tiens, tiens!". Au cinquantième tu lui dis "Fais chier connard! ".
L'autre phrase est: "Tu vas bien venir me serrer la main! tu ne vas pas me vexer quand même !". Le premier, tu rentres dans sa boutique pour lui serrer la main, brave toubab que tu es! Quand tu sors de la boutique un quart d'heure plus tard avec douze paréos et deux boubous, et que le suivant te dis:
"Tu vas bien venir me serrer la main! tu ne vas pas me vexer quand même !" tu réponds, comme moi, "Si, si, je vais te vexer connard!".
Ci-dessous la dame qui m'a demandé de regarder la photo d'elle que je venais de prendre. Pour cela je suis rentré dans la boutique ......... C'est con un toubab quand même !

8) En guise de conclusion provisoire.

J'ai exagéré, il y a des choses sympas au Sénégal:

- Les vrais barmens de Nouvelles Frontières et leurs cocktails.
- Les animateurs
de Nouvelles Frontières.
- Les gardes de Nouvelles Frontières qui sont assis sur une chaise de 20H00 à 8H00 chaque nuit, devant les chambres, pour 75 € par mois.
- Les repas
de Nouvelles Frontières.
- Les piscines
de Nouvelles Frontières.
- Les transats
de Nouvelles Frontières.
- Les boutiques
de Nouvelles Frontières.


Les couchers de soleil sur la plage de Nouvelles Frontières.
Le jour du départ
de Nouvelles Frontières.
Les cloches de mon village.

Comme d'habitude, mes chers lecteurs, je me suis laissé aller à l'outrance. Certains me diront que c'est ce qui fait mon charme! Je les trouve bien indulgents! Cela permet surtout d'être un peu plus "rigolo"!
Pourtant, lorsque je reçois des commentaires tels que ceux de Yvestoubab, j'ai presque honte d'avoir cédé à la facilité. Il me parait, en effet, évident que le Sénégal est autre chose que ce qui peut transparaitre dans mes anecdotes!
Aussi, je vous invite maintenant à aller voir le site de ce sympathique habitant de Saly qui, loin de m'envoyer une volée de bois vert, après lecture de mon billet, a très intelligemment commenté mes errements.
http://www.salysenegal.net/
Et pour terminer sur une note d'optimisme, loin de toute polémique, avec cet espoir chevillé au corps que nos petits tracas, petits bobos, nos flatulences et nos contrepèteries, nos contre-performances et nos contre-ut, nos coïtus interruptus et nos éjaculations précoces peuvent trouver remède, je vous livre ces adresses utiles, confiées par gemousse:

Ci-dessous quelques photos personnelles


mardi 12 janvier 2010

Hilarant



jeudi 31 décembre 2009

Le drame du Moulin d'Ivray

Un mariage et quatre enterrements
Histoire romancée par Zabulle

Anne Chalumeau, née Ory, presse un petit mouchoir blanc en dentelle sur ses yeux humides et étouffe un sanglot. Il est bon de montrer à la clientèle que la riche tenancière de l'hôtel de la Boule d'Or cache, sous une opulente poitrine, un coeur de mère. Le maire d'Etriché, Pierre Leblanc, officie avec une solennité particulière, adaptée à ces notables du Moulin d'Ivray, réputés pour leur mauvais caractère et la haute opinion qu'ils ont d'eux mêmes. Pierre Chalumeau, le père de la mariée, a coutume de dire que "les pauvres gens sont trop bêtes pour s'enrichir". Anne Ory, lorsqu'elle a épousé Pierre, le 30 août 1785, apportait une rente de 300 écus. Cela a permis au maréchal taillandier de devenir propriétaire de l'auberge du Cheval Blanc, rebaptisée hôtel de la Boule d'Or, ce qui sonne beaucoup mieux, comme les écus des infortunés voyageurs qui y font étape.
Aujourd'hui, Anne, leur fille, épouse un marchand de chevaux de Feneu, Louis Jean Ménard. Louis a longtemps tourné autour de la gamine avant d'obtenir la main de l'héritière. Il n'a pas déplu aux deux tenanciers de voir entrer dans la famille un marchand dont l'activité sera, après tout, complémentaire à la leur. Le jeune homme comblera cet espoir au delà de leurs espérances.
La jeune Anne paraphe fièrement le registre que lui tend le maire, puis c'est au tour de Louis Jean qui signe L.J.Menard, puis Pierre calligraphie ses noms et prénoms en tirant la langue. D'habitude, les mariés et les témoins déclarent "ne savoir signer" mais, aujourd'hui, la famille Chalumeau en remontre à cette assistance de paysans, commerçants, meuniers, huiliers et artisans qui apprécie l'exploit à sa juste valeur.
Les oncles du marié, des Piron de Feneu, commerçants aisés sont témoins du mariage. Le plaisir de Pierre est décuplé quand tous ces Piron là et la mère de l'époux, Jeanne Piron, déclarent ne savoir signer! il n'est de petite victoire! Quant au père du marié, Louis Menard, il a rendu son âme à Dieu en 1810, cela lui épargnera bien des tracas!




Voilà donc, ci-dessus, trois signatures émouvantes. Anne, Louis Jean, et Pierre se sont penchés successivement sur le registre d'Etriché qu'ils ont paraphé, le 1er février 1814.
*
En joyeuse théorie, la noce embarque dans plusieurs carrioles, pour rejoindre l'hôtel de la Boule d'Or, à Moulin d'Ivray. Exceptionnellement, la famille n'a pas compté ses écus pour rincer tout ce beau monde et l'Anjou va couler à flots, rouge sombre, comme sang de voyageur!
Quelques invités ont peut être tressailli en entendant le rire de Pierre Chalumeau, échauffé par les verres de vin. Car, on dit dans le village "quand Pierre rit, c'est du malheur qui passe". C'est tellement vrai qu'on le surnomme Pierrerit mais jamais devant lui et avec des frissons dans le dos.


Nul n'en est certain mais, il semble bien que quelques âmes de voyageurs, tristes et sanguinolentes, errent déjà entre ces murs. Les poutres basses, les cheminées et les armoires savent que certaines nuits, Pierre aiguisait son grand couteau. Les charroyères, ces bateaux plats qui servent à faire passer du bois d'une rive de la Sarthe à l'autre savent que certains colis n'étaient pas de bois et n'ont pas atteint l'autre rive. (J'avoue que ce ne sont là que pures élucubrations!)
Bref, si un jour, Fernandel était descendu à l'auberge en robe de bure, cela n'aurait étonné personne, si vous voyez ce que je veux dire!

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Comment Louis Jean et sa jeune épouse ont ils adhéré à cette entreprise familiale? Nul ne le sait mais, d'autres disparitions eurent lieu dans la contrée et le cocher de la malle poste fut un jour poignardé par deux larrons ressemblant fort au père et au gendre.
Enfin, le 4 mai 1817, un certain Xavier Deloeuvre, client de l'auberge, fut retrouvé à l'écluse de Porte Bise, en piteux état. On constata qu'il avait reçu un coup de couteau dans la bouche et que ce n'était pas en se curant les dents qu'il avait pu se faire pareille blessure.
La population se déchaina alors contre les Chalumeau et, par jugement du 10 novembre 1817, les deux Anne, Pierre et Louis furent condamnés à mort. Je commets volontairement ce saisissant raccourci entre le mariage et la condamnation. Il me serait difficile en ce blog de vous raconter tout ce qui se passa entre le mariage et l'exécution des comparses.
L'idée me vint de vous rendre témoins de ce terrible destin à la lecture de l'acte de mariage et des actes de décès ci-dessous. Le 3 février 1818, soit trois années et deux jours après le mariage, le père, la mère et le gendre montaient sur l'échafaud, a Angers. La jeune mariée eut le bon goût d'échapper à cette sentence (sans doute en s'empoisonnant) le 9 janvier 1818.
Ne soyez pas déçus, vous trouverez sur le web le récit plus détaillé des meurtres perpétrés par ces joyeux drilles. Vous pouvez aussi acheter l'excellent livre de René d'Anjou et Cyriaque de Pocé paru aux éditions du Petit Pavé en avril 2001. Je n'aurais aucun mérite à plagier ces auteurs.

Ci-dessous les trois actes de décès du 3 février 1818 à Angers




Anne échappe à l'exécution en s'empoisonnant. Curieusement, cet acte de décès est enregistré par erreur dans les actes de naissance de la ville d'Angers. Est-ce une seconde naissance pour la fille infortunée de Pierrerit? (Information recueillie auprès de (jodetrefia) Geneanet.*
Ci_dessous: les Chalumeau bénéficièrent d'abord d'un non lieu, prononcé par le tribunal de Baugé et rentrèrent triomphalement à Moulin d'Ivray dans une charrette sur laquelle ils arboraient une banderole indiquant: "laissez passer les innocents".

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Pèlerinage sur les lieux du crime, le 1er janvier 2010.
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1) L'auberge telle qu'elle apparaît aujourd'hui.


2) la ruelle, juste devant l'auberge, par laquelle Pierrerit emmena, sans doute, le corps de l'infortuné Xavier Deloeuvre.3) Les bords de Sarthe, juste devant l'auberge.
Epilogue: Emporté par ma fougue juvénile, j'ai instruit à charge, tout au long de ce billet. Or, il est possible que ces aubergistes aient été victimes du délit de sale gueule ou de sale réputation. La preuve de leurs forfaits n'a pas vraiment été apportée. L'époque était troublée et Xavier Delœuvre a peut-être fait une mauvaise rencontre en bord de Sarthe. Tout s'est joué sur les accusations de leur servante, Louise Duvau, étayées par celles de voisins. Il y avait tous les ingrédients d'une erreur judiciaire, la haine, la jalousie, la peur, la médisance, la calomnie. De nos jours, les scientifiques auraient analysé les murs et planchers de l'auberge pour y trouver des preuves. En 1817, les preuves matérielles furent inexistantes.
Quant à fernandel, il s'est retranché derrière le principe du secret de la confession......
*
Cliquez sur Chalumeau pour obtenir la généalogie de Pierre
Ou encore sur cette base encore plus complète!

mercredi 23 décembre 2009

jeudi 17 décembre 2009

JOAN BAEZ ~ Pauvre Ruteboeuf ~

Que sont mes amis devenus? Petit clin d'oeil à A.....
Par Joan c'est bien aussi....

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