dimanche 29 mai 2011

La peur de la finitude après la peur de la solitude

Ce n'est pas que j'aie peur de la mort, je veux juste ne pas être là quand elle arrivera!
Woody Allen

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 On peut terminer un sujet, aussi sérieux que celui de la mort, par une note humoristique. 
J'ai choisi de "commencer" par la note humoristique.
 ***
Venons en maintenant au sujet lui même:
***
Je marchais l'autre jour près d'une amie, au sein d'un groupe vieillissant, dans lequel se vérifie la propension des hommes à quitter les basses vallées avant leur compagne. Dans ce groupe de retraités, elles sont trop nombreuses à nous avoir rassemblés un jour, autour de la dépouille de leur mari, pour ces moments d'immense tristesse au cours desquels nous avons salué le départ d'un compagnon.
Quelques semaines plus tard, nos amies reviennent au sein du groupe, discrètes et courageuses, et nous les entourons. Mais, pudeur oblige, rares sont les occasions d'évoquer l'absent. Une sorte d'amnésie s'installe, faite de silences et de retenue et c'est, somme toute, bien naturel.
Mon amie bouscula ce tabou en évoquant la solitude. On pourrait croire qu'en ces journées de grand soleil, le cœur peut retrouver une frêle sérénité. Il n'en est rien. J'appris que l'absence est plus criante encore les jours qui rappellent les moments de joie. Je mesurai la distance entre la réalité de l'après et ce que nous en percevons nous, les vivants, les couples encore constitués.
Banalité me direz-vous! Peut-être. Mais, j'avais envie d'en parler.
La grande peur de l'homme c'est la finitude. Cette peur a engendré des philosophies de renoncement. Renoncement à la vie terrestre pour préparer une éternité éblouissante.
Mais la vraie peur devrait être celle de la solitude du survivant, ce purgatoire qui précède le néant.
Car, aucun paradis et, partant, aucun enfer ne nous accueillera ensuite.
*
C'est ainsi!
*
Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit: je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.

Jacques BREL


mercredi 20 avril 2011

La poule de mon histoire d'Ô. Histoire l'Ouche.






C'est un petit étang auprès de ma maison, envahi en avril par les chatons des saules. Cela lui donne un air négligé et durera jusqu'au premières pluies. Les ondées nettoieront cette poussière grise qui salit son miroir et gêne les grenouilles. Parfois, les poules d'eau tracent d'éphémères chemins dans cette pellicule de surface et marquent l'étang de leurs mystérieuses randonnées. Mais, comme les nationales autour de Paris, toutes ces routes partent d'un osier qui, sous les yuccas acérés, renouvelle ses rameaux.




En approchant sans bruit, j'ai fait fuir l'oiseau noir et découvert son nid au pied du jeune arbuste. Il est garni de trois œufs blancs piquetés de taches marron. Les délicates oves annoncent à l'avance que le jardin bientôt retentira des rires de mes petites filles cherchant des friandises. Semées par les cloches de retour de Rome, les œufs et les lapins seront bleus, rouges et verts, bien moins jolis que les trésors de la poule qui caquète bruyamment, cachée sous les rebords de la rive opposée, inquiète et volubile.
Dans quelques jours, la poule sera suivie sur l'eau par quatre ou cinq petites boules noires, promptes à plonger sous la surface, à la moindre alerte. Avec beaucoup de chance, les oisillons survivront aux dangers qui les guettent, à la fouine sanguinaire ou au malin corbeau, qui, fondant parfois du ciel, les attrape avec son bec et les emmène au loin.
Et, si c'est le cas, ils reviendront peut-être, dans un an ou deux, construire un nid dans mes yuccas, mes osiers ou mes saules, et permettre, encore une fois, que je m'émeuve au spectacle de la vie.

Dernières nouvelles de la couvée:
Voici une photo prise le 29 avril. Les œufs sont maintenant au nombre de huit! J'espère photographier les petites boules noires avant qu'elles ne se jettent à l'eau.


La naissance

C'est un petit étang au creux de mes prairies,
Envahi, en avril, par les chatons des saules.
La peau sombre de l’eau les livre au vent qui rit
De leurs vagabondages aux arabesques folles.
Au creux d’un jeune osier s’est blottie une poule,
Aux plumes d’encre noire et au bec jaune et rouge.
M’entendant approcher elle s’est mise en boule
Et sous elle on peut voir les oisillons qui bougent.
Ils sont huit et celés au duvet protecteur
Mais, le gallinacé se démène et caquette
Puis, les ayant cachés, exorcise sa peur,
En volant bruyamment vers une autre cachette.
Sur la rive opposée il va et vient sans cesse
Inquiet, volubile, pestant contre l’intrus
Qui de son nid douillet a déniché l’adresse
Et l’en a délogé sans se montrer confus.

                            Zabulle

Rien à voir mais, comme ça commence pareillement, je vous redonne du Rimbaud!
C'est tellement joli le rein beau!

 *

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

dimanche 3 avril 2011

Les morilles de Brissarthe

Ce matin, de bonne heure et de mauvaise humeur, 
Mal foutu, mal rasé, avec l'envie de mordre,
J'étais seul au jardin, parmi les herbes folles.
Un zorille est passé, malcommode et bougon, 
Et j'ai envoyé paître ce petit râleur. 
Cela lui convenait fort peu, je dois le dire 
Et j'ai appris des mots, en langue de moufette.
Bien que lointain cousin, car j'ai été zoreille,
Le petit carnivore m'a traité de gorille, 
Mal rasé, mal léché, et puis mal embouché. 
A une lettre près, il m'aurait vu morille, 
et pourquoi pas morelle pendant qu'il y était.

Pourtant dans mon jardin, au dessous des charmilles,
Avril nous a donné les premières morilles.
Chaque année elles viennent peupler le jardin,
De leur minois d'éponge avide de rosée.
Quand elles auront pris un peu plus d'envergure,
Nous les rassemblerons en jolie ribambelle
Et au fond du grenier, sous la charpente grise
Elles rabougriront leurs alvéoles claires.






Le poulet n'est pas né qui les verra reprendre
Cette forme d'arbuste au fond d'un verre d'eau
Avant de rissoler au fond de la gamelle
Et rendre la saveur sublime de leur chair.


Photos prises le 3 avril 2011









jeudi 31 mars 2011

Débat sur la laïcité. Un cas de conscience!

Il y a deux choses d'infini au monde: "L'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'en suis pas très sur!"
Albert Einstein.
La polémique sur cette nouvelle galère que le président de la république vient d'armer, et dans laquelle de nombreux rameurs refusent de s'embarquer, me pose problème!
Que les représentants des diverses religions nationales s'opposent à ce débat, c'est bien normal, il n'ont rien de bon à attendre de ce déballage mais, que fais-je dans le camp de ces gens là?
Je suis profondément attaché à la laïcité, elle est un pilier de la démocratie à la française, elle est dans les mœurs et dans la loi! 
Il n'est donc pas nécessaire d'en débattre! Il suffit d'appliquer la loi et éventuellement, de l'améliorer pour tenir compte de la montée en puissance de l'islam dans notre pays. Mais, pour modifier la loi, il existe des gens, bien payés, bien nourris, dorlotés et néanmoins élus, qui siègent en notre nom à l'Assemblée Nationale. Qu'ont-t'ils besoin d'un déballage de lieux communs, d'inepties, d'outrances et de pugilats verbaux, pour savoir que la loi sur la laïcité doit être dépoussiérée? 
Qu'ils fassent leur travail et expliquent, en passant, à notre président, qu'on le voit peut-être un peu trop souvent dans les jupes des évêques et dans leurs murs!
Et puis, est-ce bien le moment, est-ce bien le sujet le plus important de cette fin de règne, est-ce bien sérieux, est-ce bien utile, est-ce la meilleure stratégie électorale? 
Non, non, non, non et non!

mardi 29 mars 2011

Kadhafi. Livre vert. Le socialisme.

 « Un peuple furieux est en droit de chasser ses dirigeants. »
Kadhafi    Livre vert             
 
Vous trouverez, ci-dessous, quelques extraits de la deuxième partie du livre vert de Kadhafi. Elle traite du socialisme et de la difficulté d'en appliquer la quintessence. Ces extraits montrent, à mon avis, la difficulté de passer, dans la réalité, de pures théories à des applications pratiques, sans dérapage. Les principes mêmes du communisme furent, en leur temps, dévoyés par un Lénine et un Staline. Un Mao massacra son peuple pour conserver sa place. Un Ceausescu mit en place une féroce dictature.
Dès que les principes, somme toute séduisants, des petits livres rouges ou verts, débouchent sur des statues de bronze, des portraits de 10 mètres de haut, des poitrines bardées de médailles, l'adulation des initiateurs, il est temps de changer de livre!
*****
La situation dégradante des travailleurs au lendemain de la révolution industrielle a évolué et bien qu'avec le temps, ouvriers, techniciens et employés ont conquis des droits, qui dans le passé semblaient utopistes et inaccessibles, aucune réponse satisfaisante n'a été proposée pour résoudre le principe du salariat.

Chaque individu ne peut prélever plus qu'il ne lui faut sur les biens de la société, car la richesse dans le monde et dans chaque société étant limitée, à un moment ou un autre, il en prendrait inévitablement une partie à ses semblables.
 
Il ne sera plus possible de réaliser des bénéfices sur le travail d'autrui et d'augmenter l'épargne individuelle au-delà des besoins, car cela se ferait aux dépens des autres, et deviendrait de l'exploitation.

La production dans les pays capitalistes se trouve concentrée et accumulée entre les mains d'une minorité de possédants oisifs qui exploitent les prolétaires à produire pour survivre.

Les handicapés et les déficients mentaux ont eux aussi droit à la même part de la richesse que les autres membres de la société

Celui qui possède la maison que vous habitez, la voiture dans laquelle vous vous déplacez et qui assure votre salaire pour votre subsistance, s'approprie en fait votre liberté, ou du moins une partie de celle-ci.

Celui qui est maître des besoins d'un autre lui dicte sa loi, l'exploite et pourrait le réduire à l'esclavage et ce, en dépit de la législation qui pourrait le lui interdire.

La solution finale est dans l'abolition du profit.
 
Les domestiques, qu'ils soient salariés ou non, représentent encore aujourd'hui un des types de l'esclavage. Ce sont même les esclaves des temps modernes.

Les habitants d'une maison assureront eux-mêmes leur ménage. En cas de nécessité, on n'aura plus recours à des domestiques salariés ou non, mais à des fonctionnaires assurant les tâches de ménage et qui bénéficieront de l'avancement dans leurs fonctions et jouiront des garanties sociales et matérielles comme tout fonctionnaire.

dimanche 27 mars 2011

La démocratie pour les nuls. Kadhafi

Le parti est un appareil de gouvernement dictatorial permettant à ceux qui ont les mêmes conceptions ou les mêmes intérêts de gouverner le peuple comme un tout... Or par rapport au peuple, le parti est une minorité.

Le parti est la dictature contemporaine... il est "l'appareil de gouvernement" de la dictature d'une fraction sur l'ensemble. 

Etant donné que le système des élections des assemblées parlementaires repose sur la propagande pour attirer les voix, c'est donc un système démagogique au vrai sens du mot. Il est possible d'acheter et de manipuler les voix alors que les plus pauvres ne peuvent être au cœur des luttes électorales: ce sont toujours et seulement les riches qui gagnent les élections ! 


Lorsque l'assemblée parlementaire est formée à la suite du succès d'un parti aux élections, elle est l'assemblée du parti, et non l'assemblée du peuple, elle représente un parti et non le peuple; et le pouvoir exécutif détenu par l'assemblée parlementaire est le pouvoir du parti vainqueur, et non le pouvoir du peuple.

L'assemblée parlementaire est une représentation trompeuse du peuple, et les régimes parlementaires constituent une solution tronquée au problème de la démocratie; l'assemblée parlementaire se présente fondamentalement comme représentante du peuple, mais ce fondement est, en soi, non démocratique, parce que la démocratie signifie le pouvoir du peuple et non le pouvoir d'un substitut.

La lutte politique qui aboutit à la victoire d'un candidat, avec, par exemple 51% de l'ensemble des voix des électeurs, conduit à un système dictatorial, mais sous un déguisement démocratique.

Le parti d'opposition, en tant qu'"appareil de gouvernement" désirant parvenir au pouvoir, doit nécessairement abattre l’appareil en place, et pour ce faire il lui faut en saper les réalisations et en dénigrer les projets, même si ceux-ci sont profitables à la société.

Le parti est la tribu des temps modernes... c'est la secte.

Le système politique de classe est identique à celui des partis, des tribus ou des sectes.

Qu'une société politique soit dominée par une classe, un parti, une tribu ou une secte, c'est finalement la même chose.

Conformément à la véritable démocratie, il est injustifiable qu'une classe, un parti, une tribu ou une secte écrase, pour ses intérêts propres, tous les autres.

La classe qui dépossède les autres afin de monopoliser "l'appareil de gouvernement" à son profit exclusif finira par constater que cette appropriation agit en son sein comme elle agit dans la société toute entière.


Le référendum est une imposture envers la démocratie. Ceux qui disent "Oui" ou "Non n'expriment pas réellement leur volonté; mais ils sont bâillonnés au nom de la conception de la démocratie classique et il ne leur est permis de prononcer qu'un seul mot: "oui" ou "non". C'est alors le système dictatorial le plus dur et le plus répressif. Celui qui dit: "non" doit pouvoir en donner la raison et expliquer pourquoi il n'a pas dit "oui"; et celui qui a dit "oui", doit pouvoir justifier ce choix et expliquer pourquoi il n'a pas dit "non". Chacun doit pouvoir dire ce qu'il veut, la raison de son accord ou de son refus.

Les congrès populaires sont l'unique moyen de la démocratie populaire.
Tout autre système est une forme non démocratique de gouvernement.

les assemblées parlementaires, les coalitions de partis, les référendums. Toutes ont conduit à isoler le peuple de l'activité politique.

Il ne reste plus aux masses qu'à lutter pour abattre toutes les formes dictatoriales de gouvernement qui dominent actuellement l'univers et qui sont fallacieusement baptisées démocraties; du Parlement à la secte, de la tribu à la classe, du système de parti unique au bipartisme ou au multipartisme.

on ne peut réaliser le pouvoir populaire que d'une seule manière: par les congrès populaires et les comités populaires.

Le peuple est contraint de se soumettre par la force à des lois dérivées de la constitution, qui est elle-même issue de l'humeur et des conceptions de "l'appareil de gouvernement".

Une personne physique a le droit de s'exprimer même d'une manière incohérente. Une personne morale aussi est libre d'exprimer sa personnalité morale. Mais la première ne représente qu'elle-même, et la seconde, que le groupe de personnes physiques qui constituent sa personnalité morale.

La presse est un moyen d'expression de la société, et non le moyen d'expression d'une personne physique ou morale. Logiquement et démocratiquement, elle ne peut donc être la propriété ni de l'une, ni de l'autre.

Il n'est pas démocratiquement admissible qu'une personne physique possède un moyen de diffusion ou d'information.

Une personne physique a le droit d'exprimer son propre point de vue, mais démocratiquement elle ne peut pas s'exprimer au nom des autres.

Kadhafi
Le livre vert

samedi 26 mars 2011

Notions de dictature pour les nuls

Lorsque je regarde les "rebelles" libyens s'exprimer devant les journalistes puis partir au combat, je ressens un profond malaise. Qui, parmi ces gens, qui n'ont que le mot "dieu" à la bouche, serait capable de gouverner un pays, vaste comme trois fois la France, régi depuis l'arrivée de Kadhafi au pouvoir par le principe de la Jamahiriya?
Au départ, le principe n'est pas mauvais. C'est plus tard, qu'il fut dévoyé par le colonel, trop gourmand, trop orgueilleux, trop fou pour appliquer les théories qu'il avait, lui même, élaborées.
La Libye est une mosaïque de groupes sociaux et de tribus plus ou moins puissantes. Parmi les groupes sociaux on trouve les commerçants, les artisans, les intellectuels, les militaires, les policiers, encore reliés, ne serait-ce que généalogiquement à l'une ou l'autre des tribus, mais peu influencés par ces attaches.
Parmi les tribus, on note celle de Kadhafi, favorisée par le dictateur, et d'autres, plus ou moins puissantes, plus ou moins localisées, plus ou moins sédentarisées.
C'est l'existence même de ces tribus qui rend le pays pratiquement ingouvernable. Car les termes d'état et de tribu sont, par essence, antithétiques. Une tribu se gouverne de l'intérieur, elle a ses propres règles, ses hiérarchies et ses rites. Souvenez-vous du film "Lawrence d'Arabie" et de ces scènes pendant lesquelles les tribus siègent à Damas, pour régler les problèmes du moment. Quelle cacophonie!
Khadafi appliquait une méthode de gouvernement basée, justement, sur un non-gouvernement. Jamahiriya veut dire, littéralement,  "la chose des masses", une sorte de socialisme à l'état pur, de démocratie idéale.
Dans la réalité, cela voulait simplement dire qu'il tenait le pouvoir d'une main de fer, s'appuyant sur sa police et son armée, plus que sur les préceptes de son fameux "livre vert".
La gestion de la Libye s'appuie sur des congrès, des syndicats, des comités, dont les décisions sont sensées devoir être mises en œuvre par le Guide de la révolution. Dans la réalité, Khadafi est le seul décideur des évolutions du pays.
Malheureusement, il faut reconnaitre une certaine efficacité à ce mode de gouvernement. Sur le plan de l'éducation ,de la santé, de la vie sociale, cela fonctionnait à peu près. Certes, la famille du dictateur avait les  mains dans la caisse, les libertés de pensée étaient nulles, et les prisons pleines de contestataires mais, la question est la suivante: "Comment passer de cette dictature à la démocratie?".  Ce n'est pas un avis, c'est une question que je me pose! 

Certaines phrases du livre vert de Kadhafi ne manquent pas de réalité:
"Le parti d'opposition, en tant qu' « appareil de gouvernement » désirant parvenir au pouvoir, doit nécessairement abattre l’appareil en place, et pour ce faire il lui faut en saper les réalisations et en dénigrer les projets, même si ceux-ci sont profitables à la société."

jeudi 17 mars 2011

Moi Svein, compagnon d'Hasting. Robert le Fort

J'ai découvert, par hasard, une bande dessinée qui aborde le thème de ma conférence du 2 avril 2011, à Brissarthe. Je l'ai achetée et feuilletée et, à mon grand étonnement, j'y ai retrouvé tous les personnages de la bataille de Brissarthe, Robert le Fort, Hasting, Salomon, Ramnulf, dans un récit assez fidèle à la tradition historique. Bref, je ne saurais trop vous inciter à offrir cette BD à vos petits. Elle est d'une grande qualité!
Observez, ci-dessous, comment Jean-Marie WOEHREL, dessine les rues de notre village et l'église qui fut le théâtre de ce tragique événement!


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