mercredi 8 février 2012

Nabucco

Pourquoi se priver de l'excellence?  De temps en temps, je profite des bontés de Youtube pour vous offrir l'occasion de vous décrasser les oreilles si, par inadvertance, vous avez écouté du rap ou du slam. Aujourd'hui, c'est aussi grâce à mon amie France C. que vous pourrez écouter Nabucco.

Va, pensée, sur tes ailes dorées ; Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines, Où embaument, tièdes et tendres, Les douces brises du sol natal ! Salue les rives du Jourdain, Les tours abattues de Sion ... Oh ma patrie si belle et perdue ! Ô souvenir si cher et fatal ! Harpe d'or des prophètes fatidiques, Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?


Rallume les souvenirs dans le cœur, Parle-nous du temps passé ! O semblable au destin de Solime Tire le son d'une cruelle lamentation O que le Seigneur t'inspire une harmonie Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !

lundi 6 février 2012

Vive le polythéisme

Je suis athée, dieu merci, et j'adhère à l'idée que les religions sont le pire avatar que l'homme ait jamais subi. Mais, s'il fallait choisir entre la peste et le choléra, dans mon esprit, entre le monothéisme et le polythéisme, je choisirais le second.
Soyez patients, j'explique:
Les chrétiens, et d'autres religions, voient dieu sous une forme humaine, d'une part, masculine, d'autre part. Doté d'une grande barbe blanche, il se penche vers la terre, assis sur un trône de nuages, sans risquer de se casser la figure puisqu'il est dieu. Passons!
Les religions païennes ont cela de pratique qu'elles permettent une sorte de parité entre mâles et femelles dans leur panthéon et ça, ça me plait bien. Si vous y ajoutez quelques zébus, serpents et autres ibis cela me plait encore plus car, après tout, un singe ne pourrait-il pas être aussi un dieu?
Nous vivons dans un siècle où on peut écrire ce type de billet sans être mené, illico, au bûcher, et j'en profite pour vous présenter quelques unes de ces déesses:

Aphrodite, déesse de la germination, de l'amour, des plaisirs et de la beauté. C'est celle que je préfère!
Ce qui est bien pratique c'est que si vous la rencontrez dans la rue, vous pourrez l'appeler Vénus, Turan, Inanna (d'où l'expression belle nana), Ishtar, Astarté, Athtart ou Shaushka, sans qu'elle se départisse de son sourire.

Hathor est moins sympathique puisque, dans la mythologie égyptienne, c'est elle qui châtie les humains. Et, elle n'a p'Hathor!
Notez bien que je connais quelques invertis notoires qui se prêteraient  avec délectation à une séance de fessée avec cette déesse!
 





Hécate, déesse de la lune, fait partie d'une trilogie grecque au sein de laquelle j'aurais pu choisir Artémis ou Séléné mais elle a un côté sombre qui me plait bien. elle est fille d'Astéria, la nuit étoilée, et mère de Scylla. Elle ne doit pas être laide puisqu'elle a péché avec Apollon!

Freyja, autre déesse de l'amour et de la fertilité fait partie du paganisme germanique. Son char était tiré par des chats! C'est chouette non? Rien que pour ça, elle me plait bien aussi Freyja. De nos jours c'est une marque de lingerie féminine. Normal!

Et pour finir, au hasard, kali, protectrice des femmes battues, un beau métier. 

Je ne vous citerai pas toutes celles qui pourtant mériteraient de figurer ici, j'en ai compté une trentaine, amusez vous à les rechercher sur le WEB. 
Ce petit texte pourrait vous permettre de faire la balance entre les choses de la religion et, si vous n'y parvenez pas, faites appel à Maât, déesse égyptienne de la justice.


dimanche 5 février 2012

Le ballet annuel des mésanges, pinsons et verdiers.

C'est le moment, ou jamais, de nourrir les oiseaux de nos campagnes, éternels SDF qui en ces temps de neige ne mangeront que ce que vous voudrez bien leur donner. En échange, ils vous offriront leur ballet froufroutant. J'en ai compté vingt, tout-à-l'heure, faisant la queue autour de la mangeoire et me suis demandé si je n'allais pas mettre en place un distributeur de tickets, comme à la sécu.
Les pinsons du nord sont des malappris. Ils s'installent et s'agrippent, chassent les mésanges et les verdiers. Les rouges-gorges restent au sol et attendent les graines que les maladroits font chuter. Les merles sont plus loin, sous l'autre mangeoire et courent dans la neige. Les gros becs ne sont pas encore venus, je les attends. Parfois un chardonneret fait une courte visite. Plus rarement encore, viennent se coller à la vitre des mésanges à longue queue ou des mésanges nonnettes.

samedi 4 février 2012

Hypatie vs Cyrille d'Alexandrie. Agora.

Dors, ô blanche victime, en notre âme profonde,
Dans ton linceul de vierge et ceinte de lotos ;
Dors ! l'impure laideur est la reine du monde,
Et nous avons perdu le chemin de Paros.

Les Dieux sont en poussière et la terre est muette :
Rien ne parlera plus dans ton ciel déserté.
Dors ! mais, vivante en lui, chante au cœur du poète
L'hymne mélodieux de la sainte Beauté !

Elle seule survit, immuable, éternelle.
La mort peut disperser les univers tremblants,
Mais la Beauté flamboie, et tout renaît en elle,
Et les mondes encor roulent sous ses pieds blancs !

                                  Leconte de Lisle

Toutes les révolutions actuelles, qu'elles soient tunisienne, libyenne, égyptienne, syrienne et j'en passe, n'auront de signification que lorsque les femmes obtiendront enfin leur liberté. Il va sans dire que tout ce sans versé pour, finalement, jeter les populations concernées dans les bras des salafistes et autres frères musulmans n'a abouti qu'à une régression.
Combien de temps faudra-t'il maintenant pour que le nord de l'Afrique sorte de ce piège? Sans doute encore plus de temps que pour chasser les dictateurs qui y régnaient.
Ne croyez pas que je jette la pierre à une seule religion. Tous les monothéismes ont relégué les femmes au rang de sous produits de l'homme.  Objet de désir mais impure, les femmes sont juste bonnes à engendrer les rejetons de leurs mâles. Et, si elles relèvent la tête, on la leur coupe.
Dans les pays occidentaux, c'est parce que le christianisme, sous toutes ses formes, est en perte de vitesse, que la femme a pu s'émanciper, réclamer l'égalité avec les hommes, les supplanter en certains cas.
Dès son avènement; le christianisme fut une affaire d'hommes, les apôtres et les prêtres en sont la preuve flagrante. Et on ne compte plus les victimes expiatoires de cette misogynie. Les chrétiens gardèrent de leur origine primaire le goût de la lapidation puis adoptèrent le bucher, plus pratique. Pour une Jeanne d'Arc, canonisée par la suite, combien de sorcières torturés puis brulées vives?
J'en viens à Hypatie dont le plus grand péché fut d'être une intellectuelle avant la lettre. Née vers 370, elle est  philosophe et mathématicienne, des qualités impardonnables aux yeux de l'évêque d'Alexandrie, Cyrille.
Docteur de l'église, salué encore récemment par un certain Benoit XVI, Cyrille est jaloux de la popularité d'Hypatie. Il suscite contre elle la haine d'une sorte de secte, les paraballanis, chrétiens fanatiques, intolérants, bras armés de l'évêque qui s'en sert pour ses basses œuvres.
Ils s'emparent de la philosophe, la trainent dans la propre église de Cyrille et la lapident. C'est ce qu'on appelle en termes chrétiens, l'amour du prochain.
Bref, nul ne sait si l'évêque lançait lui même des pierres sur l'infortunée mais il y a fort à parier qu'il se délecta de ce massacre.
Et bien, que croyez-vous qu'il arriva? Cyrille fut reconnu saint par la papauté, docteur de l'église en 1882 et, le 3 octobre 2007, Benoit XVI lui rendit hommage pour sa contribution au culte marial.
Je vous laisse réfléchir!
Personnellement, la seule icône qui pourrait avoir droit de séjour en mon bureau est celle d'Hypatie!

mardi 17 janvier 2012

Amélie Louise BOURRIER. Fille de joie ou fille de peine?

Arthur BOURRIER, Blanche LECAS, Fernande ou Denise BOURRIER et quelques employés.
devant les ateliers de la rue de Doullens à Frévent


Il est des secrets de famille, murmurés par les grandes personnes, colportés de génération en génération, déformés, dilués, embaumés, embellis, insolubles ou dissous dans les incendies de la Commune ou de la colonne Turreau. Les actes paroissiaux, quand ils existent, attribuent des parents, des grands parents, des frères et des sœurs. Mais qui vous dira si telle aïeule, engrossée par un nobliau du coin, fut mariée à un paysan, à un artisan ou un manouvrier, contre dédommagement? Rien de tel entre les lignes du vieux manuscrit poussiéreux.
En ce qui me concerne, j'ai cherché pendant des années les ascendants de mon arrière grand-père paternel. Pas d'acte de naissance, pas d'acte de mariage, un acte de décès peu prolixe en enseignements. Sa femme, mon arrière grand-mère, tout aussi mystérieuse.
C'est le hasard qui m'a fait déboucher sur la solution de l'énigme, une solution qui ressemble fort à une porte bouclée à double tour mais qui m'a, quand même, rempli de joie.
J'ai adopté un fantôme de sexe féminin, fille de peine ou fille de joie, soubrette engrossée par son maître ou violée dans une rue de Paris, Amélie Louise m'a livré son secret, penchée sur mon épaule, mi contrite, mi amusée, elle a guidé mes recherches:
Ci-dessus, la rue de Doullens et la maison de mes grands-parents.
Arthur BOURRIER, à gauche de la photo, porte une casquette noire et semble ajuster ses lunettes.
 ***
Ce fut d'abord la mise en ligne, par les archives du Pas-de-Calais, du recensement de 1911. Par curiosité, je parcours les pages de Frévent, la commune où je suis né. En 1911, donc, rue de Doullens, le recenseur frappe à la porte des Bourrier. Il y trouve mon grand-père, Arthur, et sa femme, Blanche LECAS, ma tante, Fernande BOURRIER, la bonne et aussi, une certaine Marie Léontine Honorine Desplanque, mère du maître du logis. Il a la bonne idée d'indiquer que Marie est née en 1844, à AUTHEUX, dans la somme. C'est la première fois que le lieu de naissance de mon arrière grand mère est mentionné quelque part.
A Autheux, dans la Somme, je trouve donc, sans trop de difficultés, la naissance de mon arrière grand-mère et, par ricochet, toute une ribambelle d'aïeux, les Desplanque, planqués dans ce petit village, depuis 1600. c'est là une première énigme résolue.
Pas de trace, malheureusement, de son mariage, vers 1870, avec mon arrière grand père.
C'est là qu'intervient mon fantôme car, qui pourrait me dire pourquoi, à un moment donné, je décide d'aller voir les mariages de Doullens, un gros bourg de la Somme. Pourquoi pas Amiens, non, Doullens.
Et là, oh merveille, je trouve le mariage de l'aïeul et la solution de la vieille énigme. Pour faire simple, je vous retranscris simplement  l'acte de mariage N°22 de l'année 1869, à Doullens.

"L'An mil huit cent soixante neuf, le onze septembre, à onze heures du matin, devant nous Marquis Louis Antoine Augustin, Maire et Officier d'Etat Civil de la commune de Doullens, canton de Doullens, département de la Somme, sont comparus publiquement à la mairie le nommé Louis Victor Bourrier, domestique demeurant à Doullens, né à Paris le six février mil huit cent quarante trois, fils majeur naturel de Amélie Louise Bourrier, qu'il n'a jamais connue ayant été déposé à l'hospice de Paris ainsi qu'il résulte du certificat d'origine délivré par le Directeur de l'Assistance Publique le quinze juillet mil huit cent soixante neuf et Mademoiselle Marie Léontine Honorine Desplanque, domestique demeurant à Doullens, née aux Autheux le quinze décembre mil huit cent quarante quatre, fille majeure de Louis Guillaume Desplanque, plafonneur, âgé de cinquante sept ans, demeurant à Autheux présent et consentant et de feue Catherine Julie Marie Desplanque, décédée au dit Autheux le quinze janvier mil huit cent soixante sept. Les deux nous ont requis de procéder à la célébration de leur mariage. Faisant droit à cette réquisition, nous Maire susdit, vu le certificat des publications faites sans opposition en cette mairie le dimanche vingt neuf août dernier  et cinq septembre présent mois à l’heure de midi. Vu les actes de naissance et les autres pièces produites de toutes lesquelles pièces paraphées et annexées  il a été par nous donné lecture ainsi que du chapitre six du titre de mariage du code napoléon et ainsi, après avoir reçu des futurs époux et des personnes présentes pour autoriser le mariage la déclaration qu’il n’a pas été fait de contrat de mariage et après avoir également reçu des futurs époux et des quatre témoins du mariage la déclaration affirmative sous serment qu’ils ne peuvent produire l’acte de décès de la mère du futur ou la preuve de son absence faute de connaître son domicile ou le lieu de son décès, avons demandé aux futurs époux s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement, déclarons publiquement au nom de la loi que le sieur Louis Victor Bourrier et mademoiselle Marie Léontine Honorine Desplanque sont unis par le mariage. De tout quoi nous avons dressé acte en présence des sieurs Compy François Noël, âgé de trente deux ans Maître d’hôtel demeurant à C Voisselle Louis Constant âgé de quarante deux ans, ancien Maître d’hôtel demeurant aussi ami de l’époux, Morel Henri Emile, âgé de trente deux ans, domestique demeurant à Doullens, ami de l’épouse et de Rocques Alphonse, menuisier, âgé de vingt deux ans demeurant aux Autheux, beau frère de l’épouse lesquels ont, ainsi que les parties contractantes, signé avec nous Maire le présent acte après lecture.
Signé : Bourrier, Desplanque, Desplanque, Compy, Voisselle, Morel, Marquis, Rocque. »
Bien entendu, il sera difficile de trouver des aïeux plus anciens mais je me contenterai d'Amélie qui, même si elle n'est pas Poulain, vient d'apparaître dans toute sa misère au bout d'une branche de mon arbre, une branche que je croyais morte et qui avait cette feuille, flétrie sans doute, fanée peut-être, mais réelle et émouvante.
Ci-dessous le registre de l'Assistance Publique où sont consignés les noms et prénoms des enfants 
abandonnés, trouvés ou déposés en février 1843.








Le café de Louis Victor BOURRIER à Frévent
à l'époque où il avait été repris par Jules MERCIER 
mon grand-père maternel.

 

mardi 3 janvier 2012

Conversation entre des navires américains et des espagnols

Juste pour le plaisir


Nos députés résolvent le problème des mal logés

Si la loi passe l'obstacle du sénat, les gens qui louent un emplacement de camping plus de trois mois dans l'année devront présenter un justificatif de domicile prouvant qu'ils disposent d'une résidence principale.
Comment comprendre cette loi?


Deux photos montrant des personnes mal logées, avant la loi, et après la loi:

A vous de juger.
Il est évident que, dans le second cas, le toit est beaucoup plus solide!

dimanche 1 janvier 2012

The beauty of pollination.

Si l'homme disparaît un jour de la terre, ce ne sera pas grave s'il reste ce que vous allez admirer dans cette merveilleuse vidéo!

Pages suivantes

Pour continuer la lecture vers d'autres billets plus anciens, cliquez sur le lien ci-dessus, à droite.